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Logistique et entreposage

Dans les projets d'entreposage pratiques, la RFID n'est pas simplement une « option de mise à niveau » ; cela devient plutôt un choix inévitable une fois que la complexité des stocks, la fréquence des entrées/sorties et les coûts de main-d’œuvre atteignent un certain seuil. La décision de mettre en œuvre ou non la RFID ne dépend pas de la technologie elle-même, mais de trois indicateurs clés : le nombre de SKU, le volume de traitement quotidien et le degré d'intervention manuelle requis.

RFID Tag

La mise en œuvre de la RFID constitue généralement un investissement rentable lorsqu'un entrepôt répond à l'un des critères suivants :
Nombre de SKU > 5 000
Volume quotidien entrant/sortant > 3 000 articles
Cycle d'inventaire Supérieur ou égal à 3 jours
Taux d'expéditions erronées > 0,3 %

I

Flux de travail RFID dans l'environnement d'entrepôt

Fondamentalement, un système RFID sert de « couche de capture de données automatisée », remplaçant les tâches manuelles de lecture de codes-barres. Un système complet se compose généralement de balises, de lecteurs/enregistreurs, d'antennes et de middleware. La logique opérationnelle dans un environnement d’entrepôt standard est la suivante :

1. Traitement entrant
Les étiquettes RFID UHF sont apposées sur les marchandises à la source d'approvisionnement ; dès leur entrée dans l'entrepôt, les articles sont automatiquement identifiés par les lecteurs du portail. Le système génère instantanément un enregistrement entrant, éliminant ainsi le besoin d'une analyse manuelle-article par-article (dans les projets pilotes réels, le temps d'identification d'une palette entière est généralement inférieur à 2 secondes).
2. Gestion des stocks
Les appareils RFID portables sont utilisés pour l’inventaire. Les opérateurs doivent simplement se déplacer dans les allées ou entre les étagères, et le système lit automatiquement les étiquettes (dans un entrepôt avec un inventaire de 10 000 articles, deux employés peuvent effectuer un décompte complet en deux heures -, une tâche qui prendrait 1 à 2 jours avec les méthodes traditionnelles de codes-barres).
3. Gestion de l'emplacement
En déployant stratégiquement des lecteurs fixes dans des zones clés, le système peut déterminer la zone spécifique où se trouvent les marchandises (en fournissant un "positionnement au niveau de la zone-, ce qui peut réduire le temps passé à rechercher des articles d'environ 30 % dans des applications pratiques).
4. Vérification sortante
Des lecteurs sont installés au quai de sortie pour vérifier automatiquement que les marchandises réelles correspondent aux commandes correspondantes. Tout écart peut être intercepté avant l'expédition, réduisant ainsi les coûts associés aux retours de produits.

 

II

Avantages directs de la RFID (basés sur les données d'expérience du projet)

Direct Benefits of RFID
Les données suivantes représentent les chiffres moyens dérivés de projets dans les secteurs de la fabrication et de l'entreposage du commerce électronique :

Précision de l'inventaire :Amélioré de 92 % à plus de 99 %.
Efficacité du comptage des stocks :Augmentation de 5 à 15 fois.
Coûts de main-d'œuvre :Réduit de 30 à 50 % (principalement lors des étapes d'inventaire et de numérisation).
Taux d'expédition erronée : Diminution de 70 à 90 %.
Temps de traitement entrant :Réduit de plus de 60%.

Remarque : La RFID ne réduit pas directement la surface au sol de l'entrepôt ou le volume des stocks ; il aborde plutôt les questions liées à « l’exactitude des données » et à « l’efficacité opérationnelle ».

 

III

Points de décision clés pour le déploiement du système RFID

De nombreux projets échouent non pas à cause de lacunes techniques, mais à cause d’erreurs commises lors de la phase d’évaluation initiale. Voici les points critiques qui doivent être vérifiés lors des étapes de passation des marchés et de mise en œuvre :

1. Sélection des balises
Tags HF : conviennent aux applications nécessitant une -lecture à courte portée et une haute sécurité-telles que la gestion des actifs (distance de lecture : 2 à 10 cm).
Tags UHF : conviennent aux applications nécessitant une lecture par lots à longue-portée-telles que l'entreposage et la logistique (distance de lecture : 3 à 10 mètres).
2. Environnement de lecture
Les systèmes RFID sont sensibles aux facteurs environnementaux-en particulier aux étagères métalliques, aux-produits à base de liquides et à l'empilement à haute-densité-, qui peuvent tous avoir un impact sur les taux de lecture. Par conséquent, des tests sur-site (Preuve de concept/PoC) doivent être effectués à l'avance.
3. Déploiement du lecteur
Lorsqu’il s’agit de lecteurs, « plus n’est pas nécessairement mieux ». Au lieu de cela, l'accent doit être mis sur le contrôle précis des zones de lecture pour éviter les « lectures parasites » (lecture par inadvertance de balises qui sortent du champ d'application prévu).

 

IV

Quelles entreprises sont adaptées au déploiement de la RFID ?

Sur la base de l’expérience de mise en œuvre, les types d’entreprises suivants ont tendance à constater un retour sur investissement (ROI) plus clair et plus tangible :
Fabrication (en particulier fabrication discrète) :Caractérisé par des flux complexes de matières premières et d'inventaires-de travaux en cours-(WIP), nécessitant un suivi au niveau des lots-.
Entreposage du-commerce électronique :Caractérisé par des volumes de commandes élevés et une rotation/variation rapide des unités de gestion des stocks (SKU).
Logistique-tiers (3PL) :Implique la gestion de plusieurs clients et de diverses catégories de produits, nécessitant des niveaux exceptionnellement élevés de précision des stocks.
Scénarios de gestion d'actifs :Impliquant des éléments tels que des équipements de précision, des outils-de grande valeur, des bacs/conteneurs réutilisables, etc.